MEULE

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Le trio tourangeau a parcouru la France et l’Europe en 2025 avec son nouvel album Dare. Avant Aucard d’Hiver, Valentin & Marine répondent à nos questions.

LA QUESTION

Avec son côté labo, expérimentation musicale, la question est simple : Meule, groupe de studio ou groupe de live ?

La formule s’accomplit plutôt en live, car le principe de la transe se vit mieux en live que sur CD. L’album est plus produit que ce qu’on propose en live : on y a recherché le format court, inclus des chansons. Il est différent du projet live. La formule concert est impressionnante dans son dispositif avec les deux batteries, les machines, et notre ingé son Pierre, qui tient un grand rôle dans Meule.

L’INTERVIEW

Pourquoi autant de temps avant d’avoir votre premier album en mains ?

Valentin : « album » c’est un mot technique. Depuis le début on fait des disques, qu’on pense plus ou moins comme des voyages entre des constructions. Le 1 er EP c’était notre premier laboratoire, notre première mixture. Le deuxième était le résultat de notre travail en live. Et là, avec cet album, c’est une nouvelle recherche. Et on met le mot « album » juste parce que c’est plus long (et peut-être un passage obligé dans l’histoire de l’industrie musicale ?).

Marine, vous qui êtes arrivée plus récemment dans le groupe, vous l’avez senti ce côté labo, recherche, exploration ?

Oui et dès le début. J’avais déjà vu Meule en tant que spectatrice, ce qui est sympa à faire avant d’intégrer un groupe. J’étais consciente d’arriver dans un projet avec une identité forte. Et humainement je savais que ça allait matcher. Quand je suis arrivée on a assumé de faire évoluer
l’histoire à quatre (avec notre ingé son, Pierre). Pour bosser on se met tous les quatre en studio. On cherche, sans se donner de limite. C’est un
terrain à la fois vaste, et précis. J’ai pu arriver en tout cas avec mes influences, et ça a tiré un peu Meule vers d’autres choses, tout en gardant l’essence et l’identité du projet.

Identité que vous définissez comment ?

Valentin : Une transe répétitive qui oscille entre le rock, le krautrock et l’électronique, avec un intérêt
pour les ruptures dans cette transe.


Credit photo JULIEN POULAIN

Vous avez déjà joué beaucoup à l’étranger et un peu partout en France, et là vous serez de retour mi-février pour Aucard d’Hiver, parmi les têtes d’affiche. Que de chemin parcouru depuis les Apérocks de 2022 ! Une vraie histoire d’amour avec Radio Béton ?

Valentin : c’est notre dealer de t-shirts (et j’y ai travaillé pendant un an).

Marine : ça nous rend fiers et contents de jouer ! Ce qui me fait rire c’est que j’ai déjà joué sur l’île Aucard pour Béton, et là on jouera à Saint-Pierre-des-Corps. Donc j’ai déjà joué à Aucard mais sans jouer à la Gloriette, c’est stylé ! Et Béton comme Aucard, c’est chouette, deux repères ancrés dans la culture musicale de la ville.

 

LE QUESTIONNAIRE

Dernière chose avant d’entrer en scène ?

Marine : un gros câlin tous ensemble, on se dit qu’on va prendre du plaisir sur scène... et je me balance d’avant en arrière sur place pour me concentrer.

Votre chanson sous la douche ?

Valentin : je ne chante pas sous la douche.
Marine : les gros tubes pop.

La bonne résolution culturelle pour 2026 ?

Marine : quitter Spotify. L’économie de la culture en ce moment, c’est chaud ! Alors continuez de venir voir des groupes en live, de soutenir les artistes, y compris les petits ou les locaux. Consommons local !

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