Marie Cazin, Femme admirable et grande artiste
Sur réservation. Nombre de place limité
Marie Guillet, épouse Cazin (1844-1924), issue d’une famille d’artistes, partage sa vie et son art avec son mari Jean-Charles Cazin et leur fils Michel. Sa formation reste obscure, bien qu’elle se réclame de Juliette Peyrol-Bonheur lors de son premier Salon en 1876. Mariée en 1867, elle vit à Tours où son mari est alors directeur du musée et de l’école d’art, puis à Londres, avant de revenir à Paris et de se lancer dans sa carrière d’artiste.
Les thèmes de prédilection de Marie Cazin révèlent une sensibilité profondément humaniste et sociale. Elle s’attache à représenter la condition des femmes et des enfants, souvent à travers des scènes de pauvreté ou de solidarité, comme dans Les Oubliées. Sa sculpture, marquée par un naturalisme attentif, explore les gestes du quotidien et la dignité des humbles. Elle se distingue également dans les monuments commémoratifs, tels que le Monument aux docteurs Cazin et Perrochaud, où se mêlent mémoire, compassion et observation du réel. Plus largement, son œuvre reflète un intérêt pour les valeurs familiales et la transmission, en écho à sa propre vie de mère et d’épouse artiste.
Par Hélène Jagot, directrice des Musées & Centre d’exposition du château de Tours, commissaire de l’exposition
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