Du mercredi au dimanche
HAPPY SHOW
En partenariat avec l’Association Sacrebleu
Du 1er avril au 30 août 2026
Pensée en collaboration avec l’Association Sacrebleu, Happy show vous propose une approche renouvelée de l’art urbain, envisagé non plus uniquement à travers le prisme de l’espace public, mais à partir de la pratique d’atelier qui en constitue l’origine.
Qui sont les artistes dont nous voyons fleurir les oeuvres dans l’espace public ?
Commandes institutionnelles, performances en festival, interventions spontanées ou vandales… Leurs signatures nous sont familières, mais les personnes qui les créent demeurent souvent invisibles.
À rebours des étiquettes parfois galvaudées de l’art urbain, l’exposition propose un retour aux fondamentaux : le dessin, la peinture, la sculpture, le geste, en mettant l’accent sur les processus créatifs, les pratiques plastiques et la construction des récits à l’oeuvre.
À travers une diversité de médiums, peintures, sculptures, dessins et céramiques, l’exposition entend révéler ce qui précède l’apparition sur les murs, ce qui nourrit l’acte créatif, et ce qui relie ces artistes à la tradition des arts visuels, des beaux-arts, tout en les inscrivant dans une contemporanéité vivante.
Commissaires d’exposition : Jean-Michel OUVRY et Nicolas BARROME FORGUES
Un parcours sur trois niveaux
L’exposition investit les différents espaces de l’Hôtel Goüin selon une logique de découverte progressive.
Au rez-de-chaussée, La Boutique des multiples accueille prints, éditions limitées, micro-éditions et publications — une porte d’entrée accessible dans l’univers des artistes présentés.
Au premier étage, un parcours collectif réunit entre dix et vingt artistes aux médiums variés : dessin, peinture, encre, sculpture, céramique, néons, textiles et installations.
Au second étage, trois expositions monographiques successives offrent une immersion approfondie dans les univers de Jean-Michel Ouvry (du 1er avril au 10 mai), puis de Nicolas Barrome-Forgues (du 13 mai au 28 juin), puis d’Enora & Koye (exposition duo du 1er juillet au 30 août).
Une programmation tout au long de l’événement
Happy Show ne se limite pas à un accrochage fixe. Tout au long des cinq mois d’exposition, la programmation l’enrichit :
- Samedi 18 avril : Conférence de Jean-Michel Ouvry, commissaire de l’exposition – « Evolution du processus créatif » suivie d’une dédicace – 15h – jauge à 70 personnes
- Samedi 23 mai : Nuit Européenne des Musées : performance dans la cour de Koye, artiste tourangeau de l’exposition – 20h
- Mardi 2 juin : projection cinéma suivie d’un ciné-débat organisé en partenariat avec le cinéma CGR de Tours – 20h
- Dimanche 28 juin : Flower power crew – de 14h à 20h
- Vendredi 3 juillet : concert avec Le Temps Machine – de 19h30 à 23h
Les artistes
Happy Show rassemble une vingtaine d’artistes dont les pratiques couvrent un large spectre de l’illustration et de l’art urbain contemporain.
Jean-Michel Ouvry, commissaire de l’exposition — Illustrateur, peintre et graphiste, ses tableaux à la technique saisissante convoquent l’univers des natures mortes classiques. Il mêle références historiques et glisse discrètement des têtes de mickey, frites Mcdo et pleins d’autres maux de notre société actuelle.
Missy — Missy puise son inspiration dans le monde végétal et l’enfance. Elle invente un univers onirique où elle met en scène des animaux avec finesse et une pointe d’humour, du spray à la toile en passant par l’édition.
Niark1 — Sébastien Féraut, alias Niark1, est peintre et illustrateur dont l’univers est peuplé d’animaux et de créatures chimériques. Passionné par les mythologies orientales et les bestiaires hybrides depuis l’enfance, il convoque monstres et divinités dans des toiles survitaminées aux accents de cubisme et d’art brut.
Monsta — Il questionne les moyens de fuir une réalité qu’il considère triste et cherche à réveiller la part d’enfance en chacun. Son univers contrasté — où le jeu côtoie la mort et les monstres sont aussi gentils qu’effrayants — s’exprime en dessin, peinture, sculpture et installation.
Mlle Terite — Sandrine Barrois, après des études de design à Nevers et aux Beaux-Arts de Saint-Étienne, développe une pratique mêlant dessin, peinture, sculpture murale et installation. La forêt, sauvage et mystérieuse, est son sujet de prédilection. Elle forme avec Monsta le duo Enfants Sauvages.
Enora One — Sa pratique s’articule entre peinture murale et illustration. En résidence sur le territoire Orléanais, il forme avec Koye un duo artistique dont les univers se nourrissent mutuellement, mêlant récit personnel et exploration des techniques urbaines.
Koye — Originaire d’Ivry, installé à Tours depuis 2019, Koye a commencé par peindre des trains et des murs à l’adolescence avant de lier cette pratique à son goût du dessin et de l’illustration. C’est à l’ESAD d’Orléans qu’il rencontre Enora One, son alter-ego artistique.
Steffie Brocoli — Steffie Brocoli est une illustratrice touche-à-tout à l’univers naïf et coloré. Elle dessine des livres pour enfants, anime des ateliers dans les écoles et les musées, fabrique de la céramique, tisse des tapis, brode et peint sur les murs des villes.
Sébastien Touache — Passionné dès l’enfance par l’animation japonaise et la bande dessinée franco-belge, sa pratique va des livres jeunesse aux fresques murales. Il faisait partie du collectif Jeanspezial avec Nicolas Barrome.
Nicolas Barrome Forgues — Passionné de cinéma et de textures, son univers est détaillé et à plusieurs niveaux de lecture — animaux poilus, poulpes géants et références à la pop culture s’y croisent joyeusement.
Maud Dardeau — Elle a été illustratrice au sein du collectif Jeanspezial avant de se tourner vers le tatouage. Influencée par Gustave Doré et Albrecht Dürer, son style s’articule autour du travail de la ligne et de la gravure.
Bault — Il plonge dans le graffiti en 1997 avant de suivre une formation aux Beaux-Arts d’Avignon et aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Muraliste parmi les plus originaux de la scène française, passionné d’art brut et des dessins d’enfants, son œuvre est empreinte d’un réalisme détourné.
Vaderetro — Studio d’illustration, de graphisme et d’impression artisanale fondé par Alexandre Debelloir et Julian Santus. Depuis 2015, leur passion pour la culture rock et métal les a amenés à collaborer avec Gojira, Kvelertak, le Hellfest et le Motocultor. Leur travail puise dans l’imagerie médiévale, le romantisme noir et la botanique.
Steven Salvat — Ses dessins à l’encre de Chine, composés de millions de hachures au Rotring, évoquent les gravures naturalistes du XVIIIe siècle tout en jouant de la dualité entre le vivant et l’inerte. La nature et le vivant imprègnent son univers.
Stom500 — Thomas Locatelli est graphiste, illustrateur et graffeur. Il cultive un univers délirant et humoristique nourri de l’énergie des cartoons, avec une prédilection pour les thèmes animaliers portant des messages humanistes ou écologiques.
Loraine Motti — Elle a forgé son style au fil de longues résidences en Amérique du Sud. Son univers s’ancre dans une esthétique surréaliste dont le thème récurrent est le paysage, interprété de manière poétique et dynamisé par des couleurs décalées.
Williann — Graphiste de formation, illustratrice et muraliste, elle développe un univers de figures féminines fortes, influencé par les pin-up des années 50 et les cartoons en noir et blanc des années 20. Ses fresques ont voyagé de la France au Cambodge en passant par la Croatie.
Shane — Graffeur avant d’être illustrateur, il jongle avec une double casquette entre le street art et l’illustration. Ses compositions se distinguent par l’impulsivité des courbes et une patience du détail qui caractérisent ses dessins foisonnants.
Moke — Illustrateur et artiste urbain, Moke développe un univers graphique précis où personnages et animaux habitent des compositions denses, entre influences de la culture populaire et travail de la couleur.
Alexis Néons —Alexis est l’un des derniers artisans à fabriquer des néons en verre soufflé à la main. Ses œuvres s’adressent au monde du spectacle et de l’art, faisant du néon en verre un véritable artisanat d’art à l’ère du LED.
Philantrope — Collectif spécialisé dans la création de tapis tissés à la main, Philantrope investit ce médium traditionnel pour y insuffler des formes et motifs issus de la culture urbaine et de l’illustration contemporaine.
Médiation : Un parcours spécifique jeune public (6–12 ans) accompagne l’exposition.
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